Curieux de sciences

La Saint-Valentin au Muséum ?

La corbeille de Vénus

Publié le 13 février 2026

Au Muséum, certaines histoires d’amour se cachent là où on ne les attend pas… jusque dans une éponge. Au Muséum, certaines merveilles se révèlent seulement à ceux qui prennent le temps de regarder de près. Parmi les oiseaux, les pierres et les fossiles, une éponge discrète semble passer inaperçue. Et pourtant, derrière sa silhouette fragile se cache une histoire fascinante, pleine de vie, de mystère et… d’amour. Avant même de la découvrir, on devine que cette petite créature a beaucoup à raconter.

L’avez-vous déjà remarquée au Muséum ?

Discrètement posée aux abords de la tornade des oiseaux, cette éponge n’a, au premier abord, rien de bien romantique… et pourtant ! La corbeille de Vénus, aussi appelée éponge à crevette (Euplectella aspergillum), cache une histoire d’amour digne d’un roman.

Son squelette, fait de verre biologique, forme une cage autour de laquelle s’organisent les tissus mous de l’éponge. Il arrive souvent qu’un couple de crevettes s’y installe, trouvant nourriture et protection. Mais une fois à l’intérieur, les jeunes crevettes grandissent rapidement et se retrouvent piégées : trop volumineuses pour ressortir, elles passent toute leur vie ensemble dans l’éponge. Elles y grandissent, vivent et meurent, prisonnières de leur demeure cristalline. Symbole parfait de fidélité ?

Le saviez-vous ?

Au Japon, ces « éponges à crevette » étaient autrefois offertes en cadeau de mariage : les deux crevettes, inséparables jusqu’à la mort, incarnaient la fidélité conjugale. 
Alors, en cette Saint-Valentin, si vous cherchez une belle preuve d’amour, elle se trouve peut-être… au Muséum. Saurez-vous la repérer ?