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OBJET DU MOIS #OCTOBRE – Baybaru, le dauphin en ghostnet
Quand les filets fantômes deviennent œuvres d’art
Publié le 25 septembre 2026
Tête levée, vous les avez certainement déjà contemplés au Muséum… Les ghostnets, ces étranges œuvres d’art réalisées à partir de filets de pêche abandonnés, font la fierté du Muséum et surprennent les visiteurs qui s’approchent du fameux escalier monumental. Découvrons l’un d’entre eux.
Baybaru, le dauphin en ghostnet
Leur nom, littéralement « filets fantômes », désigne des filets perdus ou abandonnés en mer. Emportés par les courants, ils continuent de dériver et de piéger poissons, tortues, oiseaux et autres animaux marins. Pour lutter contre cette pollution, des artistes des communautés autochtones d’Australie, récupèrent ces filets et les transforment en sculptures colorées inspirées de la vie marine et de leurs récits.
Ces œuvres donnent ainsi une seconde vie à un matériau dangereux et attirent notre attention sur la fragilité des océans. Ce mois-ci, focus sur l’un d’entre-deux. Nous vous invitons à découvrir l’un de ces ghostnets du Muséum : son histoire, sa forme et les êtres qu’il évoque.
Pour la première fois dans l’histoire des ghostnets, un dauphin est représenté à l’aide de fils et de filets de pêche. Baybaru est l’un des deux dauphins réalisés pour le Muséum. Il fait écho au moulage d’un dauphin commun, exposé à ses côtés. La sculpture a été créée par Michael Boiyool-Anning et Sue Ryan, artistes autochtones.
Sa forme est celle d’un bottlenose dolphin (grand dauphin). Pour Michael, d’origine yidinji, le dauphin est une espèce importante, à la fois culturellement et intimement. Enfant, il attendait avec impatience que les dauphins remontent le fleuve. Baybaru évoque les liens d’amitié entre humains et non-humains. L’œuvre rappelle qu’autrefois, des initiés aborigènes pouvaient appeler les dauphins pour les aider à regrouper et à capturer des poissons. Les formes en diamant apposées sur le dos et le flanc de la sculpture, élément emblématique du patrimoine yidinji, rappellent les mailles des filets de pêche dont elle est faite.